L’un des plus grands défis d’un voyage dans les Andes péruviennes ou boliviennes, ce n’est pas seulement la distance ou le climat : c’est l’altitude. À Cusco, Puno, dans le canyon de Colca ou sur la route vers La Paz, l’air est plus rare et contient moins d’oxygène qu’au niveau de la mer.
Les populations quechuas, aymaras et d’autres communautés andines vivent depuis des générations dans ces régions de haute altitude. Pour les voyageurs qui arrivent directement depuis Lima, l’Europe ou une autre région de basse altitude, le corps a besoin de temps pour s’adapter.
Au Pérou et en Bolivie, le mal des montagnes est souvent appelé soroche. Il peut toucher les voyageurs qui montent rapidement en altitude, surtout au-dessus d’environ 2 500 mètres. Les symptômes peuvent rester légers, mais ils doivent toujours être pris au sérieux.
Ce guide vous explique comment reconnaître le mal d’altitude, comment limiter les risques et quels réflexes adopter avant de visiter Cusco, le Machu Picchu, Puno ou d’autres destinations en altitude.
Pour des informations médicales officielles avant le départ, vous pouvez aussi consulter les conseils aux voyageurs du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères pour le Pérou, ainsi que les recommandations de l’Institut Pasteur pour un voyage au Pérou.
Le mal des montagnes, ou mal aigu des montagnes, apparaît lorsque le corps n’a pas encore eu le temps de s’adapter à la baisse d’oxygène en altitude. Il peut concerner des voyageurs en bonne santé, même sportifs, surtout après une montée rapide.
Au Pérou, il est particulièrement courant chez les personnes qui arrivent directement à Cusco en avion. La ville se trouve à plus de 3 000 mètres d’altitude, ce qui représente déjà un changement important pour l’organisme.
Le soroche peut aussi se faire sentir à Puno, autour du lac Titicaca, dans certaines zones du canyon de Colca, sur la route vers la Bolivie ou avant des excursions en haute montagne comme la Rainbow Mountain.

Les symptômes varient selon les personnes. Certains voyageurs ressentent seulement un léger mal de tête ou une fatigue inhabituelle, tandis que d’autres peuvent être plus fortement touchés.
Les symptômes les plus fréquents peuvent inclure :
Ces signes peuvent apparaître quelques heures après l’arrivée en altitude ou pendant les premiers jours. Dans la plupart des cas, le repos et une bonne acclimatation aident le corps à s’adapter progressivement.
En revanche, si les symptômes s’aggravent, si vous avez du mal à respirer au repos, si vous êtes confus, si vous avez une douleur thoracique, une grande faiblesse ou des troubles importants de l’équilibre, il faut demander une aide médicale rapidement. Le mal d’altitude peut devenir dangereux lorsqu’il est ignoré.
Tout le monde peut ressentir le mal des montagnes, mais certaines personnes doivent être plus prudentes avant de monter en altitude.
Si vous avez des problèmes cardiaques, respiratoires, une maladie chronique, si vous êtes enceinte, ou si vous suivez un traitement médical, il est préférable de consulter un médecin avant votre voyage dans les Andes.
Cette précaution est importante, car l’altitude peut demander un effort supplémentaire au cœur et aux poumons. Un avis médical avant le départ permet de mieux savoir quelles précautions prendre selon votre situation personnelle.
Il n’existe pas de méthode garantie à 100 %, mais plusieurs réflexes simples permettent de réduire les risques et de mieux vivre les premiers jours en altitude.
Le meilleur conseil est aussi le plus simple : ne prévoyez pas une grosse randonnée ou une excursion très physique dès votre arrivée à Cusco ou à Puno.
Accordez-vous idéalement un ou deux jours tranquilles pour laisser votre corps s’habituer. Marchez doucement, évitez les efforts intenses et reposez-vous si vous vous sentez fatigué.
Ce temps d’adaptation permet au corps de respirer plus profondément et de s’habituer progressivement au manque d’oxygène.
En altitude, la déshydratation peut aggraver la fatigue et les maux de tête. Pensez à boire régulièrement, même si vous n’avez pas très soif.
Évitez de compenser avec trop de café ou d’alcool les premiers jours. L’objectif est d’aider le corps à s’adapter, pas de lui demander un effort supplémentaire.
L’alcool se fait souvent sentir plus vite en altitude. À Cusco, une bière ou un pisco sour peut avoir plus d’effet que prévu.
Vous pouvez bien sûr profiter de votre voyage, mais il vaut mieux y aller doucement les premières 24 à 48 heures, surtout si vous avez prévu une randonnée, une visite très matinale ou un trek.
Les repas trop lourds peuvent être plus difficiles à digérer en altitude. Les premiers jours, privilégiez des repas simples, faciles à digérer, avec des aliments riches en glucides.
Dans les Andes, cela tombe plutôt bien : pommes de terre, quinoa, riz, pain, soupes et plats chauds sont faciles à trouver.
Le tabac peut rendre la respiration plus difficile, surtout lorsque l’air est déjà moins riche en oxygène. Si vous fumez, essayez de réduire votre consommation pendant les premiers jours en altitude.
Au Pérou et en Bolivie, de nombreux habitants utilisent les feuilles de coca pour mieux supporter l’altitude. On les consomme souvent en infusion, appelée maté de coca, ou en les mâchant.
Le maté de coca est très courant à Cusco, Puno et dans les zones andines. Beaucoup d’hôtels en proposent aux voyageurs à leur arrivée.

La coca fait partie de l’usage traditionnel andin depuis très longtemps. Elle ne doit pas être confondue avec la cocaïne, qui est un produit transformé et illégal.
Attention toutefois : consommer des feuilles de coca ou boire du maté de coca peut entraîner un test positif à la cocaïne lors d’un dépistage dans un autre pays. Si vous devez passer un test de dépistage pour un emploi, une compétition sportive ou une procédure administrative, mieux vaut éviter d’en consommer.
Certains voyageurs prennent un traitement préventif ou curatif contre le mal d’altitude, comme l’acétazolamide, souvent connu sous le nom de Diamox. Ce type de médicament ne doit pas être pris sans avis médical.
Avant votre départ, parlez-en à un médecin ou à une consultation de médecine du voyage, surtout si vous avez des problèmes cardiaques, respiratoires, rénaux, si vous êtes enceinte ou si vous prenez déjà un traitement.
La meilleure prévention reste une montée progressive, avec du repos les premiers jours en altitude. Si les symptômes s’aggravent ou ne passent pas, il faut arrêter l’ascension, se reposer et demander une aide médicale. En cas de symptômes importants, la descente vers une altitude plus basse reste le réflexe le plus sûr.
Pour plus d’informations sur ce médicament, consultez la fiche officielle Vidal sur Diamox.

Plusieurs étapes classiques d’un voyage au Pérou se trouvent en altitude. Il est donc utile de comprendre où le risque de soroche est le plus présent.
Le Machu Picchu a une réputation de site “très haut”, mais il se situe en réalité plus bas que Cusco. Pour beaucoup de voyageurs, il est donc mieux toléré que la ville de Cusco ou les excursions en haute montagne.
Si votre itinéraire le permet, passer par des étapes plus basses avant d’arriver à Cusco peut aider le corps à s’adapter progressivement.
Une montée progressive est l’une des meilleures façons de limiter le risque de mal des montagnes. Arriver directement à Cusco depuis Lima en avion peut être pratique, mais le changement d’altitude est brutal.
Une alternative consiste à rejoindre les Andes par étapes. Par exemple, un itinéraire depuis Lima avec des arrêts à Paracas, Huacachina, Nazca ou Arequipa permet de voyager plus progressivement avant d’arriver à Cusco, Puno ou La Paz.
Une fois acclimaté à Cusco, vous pouvez envisager des destinations plus hautes comme Puno, Copacabana, La Paz ou la Rainbow Mountain avec moins de stress pour votre organisme.
Si vous êtes déjà bien acclimaté à l’altitude, vous pouvez aussi envisager une excursion à la Rainbow Mountain, l’un des paysages les plus impressionnants des Andes péruviennes. Cette montagne colorée se trouve à quelques heures de Cusco, mais l’excursion atteint une altitude élevée : mieux vaut donc ne pas la faire dès le lendemain de votre arrivée.
Pour en savoir plus, consultez rainbowmountainperu.com.

Une bonne façon de limiter le risque de mal d’altitude est de rejoindre les Andes progressivement plutôt que de monter trop vite.
Le service de bus Peru Hop permet de voyager depuis Lima vers Cusco ou La Paz avec plusieurs arrêts possibles, notamment à Paracas, Huacachina, Nazca, Arequipa, Puno et Copacabana.
Ce type d’itinéraire permet de prendre son temps, de faire des pauses et d’éviter d’enchaîner trop rapidement les hautes altitudes. Vous pouvez descendre à certaines étapes, y rester le temps que vous voulez, puis reprendre un bus suivant avec le même billet.
FindLocalTrips.com permet aussi de trouver des excursions et activités avec des guides locaux expérimentés en Amérique latine. Les tours proposés sont sélectionnés selon des critères de sécurité, de qualité et d’éthique, avec des opérateurs locaux.
Avant le voyage, consultez un médecin si vous avez des antécédents cardiaques, respiratoires, neurologiques, si vous êtes enceinte ou si vous prenez un traitement régulier.
Pendant le voyage, demandez une aide médicale rapidement si les symptômes sont forts, s’aggravent ou ne passent pas avec le repos. Il faut être particulièrement vigilant en cas de confusion, essoufflement au repos, perte d’équilibre, douleur thoracique, toux importante ou grande faiblesse.
En altitude, le bon réflexe est simple : ne forcez pas. Si votre corps envoie des signaux d’alerte, ralentissez, reposez-vous et demandez de l’aide.
Le mal des montagnes peut apparaître à partir d’environ 2 500 mètres d’altitude, surtout si la montée est rapide. Cusco, Puno et certaines excursions autour de Cusco sont donc concernées.
Il est conseillé de prévoir au moins un ou deux jours tranquilles à Cusco avant une randonnée, un trek ou une excursion en haute altitude.
Le Machu Picchu est situé plus bas que Cusco. Il est donc généralement mieux toléré par les voyageurs. Le risque de mal d’altitude y est souvent moins élevé qu’à Cusco, Puno ou Rainbow Mountain.
Oui, le maté de coca et les feuilles de coca font partie des usages traditionnels dans les Andes et sont courants au Pérou et en Bolivie. Attention toutefois : leur consommation peut entraîner un test positif lors d’un dépistage de drogue dans un autre pays.
Oui, mais il vaut mieux éviter ou limiter l’alcool les premiers jours, car ses effets peuvent être plus forts en altitude et l’acclimatation peut être plus difficile.
Certaines personnes utilisent l’acétazolamide, connu sous le nom de Diamox, mais ce médicament doit être discuté avec un médecin avant le départ. Il n’est pas recommandé de s’automédiquer.
Le mal des montagnes, ou soroche, est courant dans les Andes, surtout lors d’une arrivée rapide à Cusco, Puno ou dans d’autres zones de haute altitude. La plupart du temps, quelques précautions simples permettent de mieux gérer les premiers jours : repos, hydratation, repas légers, montée progressive et écoute de son corps.
Le plus important est de ne pas sous-estimer l’altitude. Prenez le temps de vous acclimater avant les treks, évitez les efforts trop intenses dès votre arrivée et consultez un professionnel de santé si vous avez des antécédents médicaux ou des symptômes inquiétants.
Avec une bonne préparation, vous pourrez profiter plus sereinement de Cusco, du Machu Picchu, de Puno, de la Rainbow Mountain et des paysages spectaculaires des Andes.
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